Le hachoir à la main, le couteau entre les dents, et la mort au fond des yeux !

grrr

Limiagu: Onigawara, a demon tile in Japan. Source Wikimedia Commons.

Cette petite image pour vous avertir que la vidéo dont je vous propose le lien ci-dessous contient des paroles d’une violence ahurissante.

GROOARRR !

Je recommande cette intervention uniquement à celles et ceux d’entre vous qui, curieux de savoir s’il existe une gauche en état de penser quelque part sur cette planète, seraient prêts à investir 45mn de leur temps à écouter Mélenchon articuler des phrases.

La caméra sautille comme une qui aurait des puces, aussi évitez, autant que faire se peut, de visser vos yeux sur l’écran ; collez-y vos oreilles ce sera bien mieux.


Et maintenant, un nouveau twittjeu :
TROIS ACROSTRICHES

Le principe en est simple : décrire un mot en autant de vers qu’il y a de lettres dans ce mot, de façon à ce que les initiales de chaque vers, lues verticalement, forment ce mot. Je donne ici trois exemple tirés de mon sac à malices :

B rasiers de notes étincelantes,
A ffolants palindromes secouant les voûtes de
C athédrales
H éroïques ;
J e ne suis pas
S oporifique !

G rossier, vaurien, fainéant, lubrique, mécréant.
A imant le pinard, le saucisson, les putes, le salé…
U n gros bourrin qui plaint Van Gogh, non mais vraiment, quel Arlequin !
G alant comme un ours, un sanglier, aimable comme un blaireau. À guillotiner !
U n fauve, dit-on, et l’on a bien raison ! Parti aux îles, bon débarras.
I nculte, épais, se croyant plus malin que tout le monde…
N‘ aime pas le gendarme, évidemment.

V oici un drôle de cas :
O n ne peut être plus enragé téméraire,
L umineux, passionné, fourbe, insensé, obséquieux, vif comme une lame,
T out à la fois !
A voir dans sa besace de quoi
I ncendier la France à coups de rimes éblouissantes,
R établir l’innocence, démolir les salauds, jouter seul contre tous, et vaincre !
E t craindre pourtant jusqu’à son ombre.


J’invite maintenant Jiminy Panoz, Aline Jeannet et Alain Lasverne à pondre à leur tour trois acrostiches, à les soumettre à la communauté, et à refiler le bébé à trois autres victimes.

Et voici, pour leur donner du courage, un dernier spécimen, tout aussi peu rimant que les précédents – mais si quelqu’un veut nous faire des alexandrins, eh bien pourquoi pas ?

S anguinaires barbares qui hurlez, conspuez, trépignez,
A nathématisez, vouez à la corde, au plomb, aux flammes, à la tronçonneuse ;
L igaturés de la cervelle !
M alheureux qui n’examinez jamais et jugez toujours ;
A h tristes esprits, réveillez-vous ! Le monde tourne et vous ne tournez plus !
N on seulement vous ne lisez rien, mais vous ne pensez que sur ordre !

R ugueux cerveaux qui ne savez pas de quoi ce livre traite, mais tuez
U n gardien, un imam, un bibliothécaire, et même un traducteur,
S ous le prétexte que vos clercs ont décrété l’auteur
H érétique, athée, apostat, ennemi des croyants… Mais ouvrez donc ce livre !
D ites-nous enfin, bourriques, si ce pauvre roman qui traite de pauvres gens
I mmigrés, déboussolés, inquiets, ne sachant que vivre et devenant fous,
E cartelés entre ici et là-bas, justifiait qu’on assassinât.

À vous de jouer, bande de mourgs !

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A propos alabergerie

Lit Écrit Corrige Publie, et râle.
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6 commentaires pour Le hachoir à la main, le couteau entre les dents, et la mort au fond des yeux !

  1. One for the money…

    Beaucoup l’imaginèrent en découpeur sanguinolent
    Acourtes vues condamné, pauvre Francis
    Cadastres délavés que leurs cervelles plates
    Ô passions, ô géométries de la vie amère
    Néanmoins Bacon vous a caressé du pinceau.

  2. alabergerie dit :

    Encore ! Et encore !!! Ah, les acrostiches, qui obligent à dire bien des choses intelligentes à propos de sujets pas cons. Bonheur tout bleu. Merci !

  3. Two for the show…

    Même unique, son visage portait la nuit et les coups
    Il ne pouvait esquiver la mémoire des chaînes
    La musique sourdait de ses yeux hantés
    En mes jours sombres il sait taire ma peine
    Ses fantômes vibrants connaissent à jamais le chemin du silence.

  4. Three to get ready, now…

    Prend-toi ça dans ta face, tête sa prose !
    Attention Chuck c’est du lourd option relou
    Le bifide radio-actif, mi San-Antonio, mi Mailer
    Au bout de la prose il faut choisir, la balle ou l’Ulysse
    Hell ! Si loin des oasis
    Néo-proustiens, des langueurs Lecléziennes
    Ih, Hi ! Palaniuk t’étrangle, t’entraîne et t’essore
    Uh ! dans ta face, il balance toutes ses obsessions crades
    Kapitain du cul et des listes barges, imbitable, inoubliable !

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