Invité du blog : Max Despin – Lettre ouverte…

La République naît dans le bordel, mais elle naît. Couder, 1848 : Le Serment du Jeu de Paume.

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Lettre ouverte de la Jeunesse, par la Jeunesse,
pour la Jeunesse

« Personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler […]. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable. »
Stig Dagerman

Je ne suis membre d’aucun parti, d’aucune association, je ne suis que citoyen. Mais si je m’adresse à la Jeunesse, c’est de plein droit : je la connais, je la côtoie, j’en fais partie et je l’admire. C’est en son nom que je voudrais parler. C’est avec elle et pour elle que je veux discuter du futur que nous partagerons. Je le fais en tant que jeune citoyen français, mais je voudrais pouvoir m’exprimer, au-delà de toute barrière d’âge et de toute frontière, en citoyen du monde.

Nous sommes le moteur des révolutions

Je sais notre inexpérience et notre malléabilité, je sais notre capacité à nous égarer, à renouveler les erreurs du passé. Je sais à quel point nous sommes influençables ; d’autant plus que nous sommes précaires, d’autant plus que nous sommes fragiles. Mais notre énergie, notre grande force résident précisément dans nos faiblesses : sans expérience, nous sommes plus aptes à nous libérer des préjugés ; sans certitude, nous sommes capables d’innovation ; instables, nous avons cet avantage décisif de pouvoir nous mettre en mouvement sans prévenir et de tout emporter avec nous dans un formidable élan vers l’avenir.

C’est à nous de réaliser aujourd’hui les changements que nous espérons, car nous sommes le moteur des innovations et des révolutions. C’est à nous de marcher vers le lendemain, dans l’incertitude du devenir, mais avec espoir et détermination. J’aimerais pouvoir parler en notre nom à tous, mais ce serait une tâche impossible : nous sommes une masse inouïe d’individualités, multiple, foisonnante. Pourvu que nombre d’entre nous se reconnaissent dans mes propos, y réagissent, et m’enrichissent en retour de leurs contradictions. Voilà tout ce que je souhaite. Si je parviens à être entendu par la Jeunesse, je souhaite aussi que chacun s’y retrouve pour en avoir un jour fait partie.

Un changement de société s’impose

Tous les indices sont aujourd’hui rassemblés pour nous indiquer qu’un changement de paradigme est en cours. Un changement de société s’impose : nous le voyons chaque jour autour de nous, dans notre quotidien. Nous le comprenons dans les médias, nous le lisons dans les événements qui ébranlent le monde, la matière, les peuples et les gouvernements.

Notre désespoir et nos inquiétudes, nos égarements, le désintérêt que nous affichons parfois pour la chose publique, tout cela, ne l’imputez pas à notre jeune âge : demandez-vous plutôt si notre mal-être, l’échec scolaire, les difficultés d’insertion sociale et professionnelle, le chômage, la violence, la dépression et le suicide ne sont pas symptomatiques d’un mal plus profond, un mal qui serait à la racine de notre modèle de société.

Ce mal a un nom et un visage, n’en déplaise à certains, qui craignent peut-être de le regarder en face de peur d’y trouver leur propre reflet et de s’y reconnaître. Je le nomme sans tabou : ce mal, c’est la corruption des principes fondamentaux de la République, c’est l’effondrement de la démocratie face au pouvoir croissant de la finance. Et la Finance aussi a un nom : c’est le Marché. Elle a surtout une foule de visages impersonnels : bourses, banques, financiers, multinationales, lobbies… et si tous se ressemblent et arborent la même grimace, c’est que tous se cachent derrière le même masque : celui de la social-démocratie occidentale. L’ennemi de la République et de la démocratie avance donc à découvert. À la vérité, nous le savions depuis longtemps, mais nous avons trop longtemps laissé faire. Il n’en est plus question.

Message à nos dirigeants :

Mesdames, Messieurs, occupants ou candidats à de hautes fonctions d’État, dans de nombreux pays d’Europe et du monde, je vous juge maintenant avec toute l’impétuosité de la jeunesse : vous n’êtes plus dignes de votre fonction si vous laissez ou placez des nations souveraines sous le contrôle de la finance ! Comment pouvez-vous vous ridiculiser de la sorte, faire des courbettes élégantes devant l’opinion publique, pour ployer ensuite franchement le genou jusqu’à terre, et abdiquer, capituler sans résister une seconde à la finance ? C’est vous-mêmes qui, en refusant de lui résister, par votre silence ou votre inaction, lui accordez ce pouvoir dont elle abuse. Vous lui avez accordé la possibilité de monter sur ce trône illégitime, et c’est vous maintenant qui travaillez à l’y maintenir au prix des efforts, de la liberté, du sang et des larmes du peuple. Rendez-vous compte que votre attitude est indigne des fonctions qui sont les vôtres quand, prétendant agir au nom de l’État, au nom du peuple souverain d’une nation entière, au nom de ses citoyens, vous prenez, en leur nom, sans prendre la peine de les consulter (ou pire, en les ignorant !) des mesures graves, aux conséquences lourdes et durables. Cela, en France, sous prétexte d’un vote quinquennal, alors que le principe constitutionnel de la République Française veut qu’elle soit un « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ! Prenez-en conscience et agissez en conséquence, ou disparaissez ! Vous avez besoin de nous pour exister, nous n’avons pas besoin de vous pour vivre.

« Je ne voterai plus pour vous »

Mesdames, Messieurs, qui vous soumettez à la Finance, je ne voterai plus pour vous !

Je ne voterai pas pour vous. Je fais table rase de mes convictions passées, de mes préjugés, parce qu’en dépit de toute appartenance partisane, je veux voter selon ma seule conscience ! Je ne voterai pas pour vous parce que vous n’en êtes pas dignes. Je ne voterai pas pour vous, car je veux à tout prix conserver ma liberté de choisir le monde dans lequel je vais vivre, et celui que je vais léguer à ceux qui viendront après moi.

Je ne voterai pas pour vous qui vous soumettez à la Finance, car je crois qu’au lieu de la concurrence et des échanges marchands, au lieu de la cupidité et de la volonté de puissance, ce sont l’éducation, le savoir, la créativité, et par-dessus tout l’aspiration de l’Homme à la paix et au bonheur qui doivent, au-dessus de tout, rester libres, et non faussés !

Je ne voterai pas pour vous car je souhaite pour nous tous et pour tous ceux qui nous suivront dans l’aventure humaine construire un autre modèle de société que celui dans lequel j’ai grandi. Car trop d’entre nous sont victimes d’une idéologie qui, au nom de la « liberté », bride la créativité, écrase les cultures et altère notre désir de vivre. En vertu de quoi le Marché — invention récente dans l’histoire de l’humanité, demeurerait-il maître du monde, des nations et des peuples ? Pourquoi et dans l’intérêt de qui devrait-il être placé au-dessus de tout et de chacun, comme une cage opaque, et de quel droit serions-nous maintenus dans cette caverne d’où nous ne voyons que l’ombre du monde véritable, l’ombre d’une démocratie réelle, porteuse et protectrice des libertés fondamentales de l’Homme ?

Je ne voterai pas pour vous car je veux pouvoir penser totalement par moi-même, jusqu’aux limites de ma conscience et de mon esprit, et pas seulement dans le carcan du Capital. Je ne voterai pas pour vous, car je veux que nous puissions vivre libres et égaux, tels que nous naissons : en tant qu’individus singuliers, uniques, tous différents mais semblables. Cela, quelle que soit la culture dont nous héritons par la naissance ou l’éducation. Et je proclame qu’il nous faut pour cela élire la Fraternité comme la première de nos valeurs. Elle seule n’a pas été retenue par le système libéral, pour une bonne raison : il repose sur son contraire, la concurrence libre, et non faussée !

Réaffirmer les valeurs républicaines : Fraternité, Égalité, Liberté.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons replacer au cœur des valeurs de la République, non pas l’individu mais la collectivité, en vertu de la Fraternité : quand la richesse d’un pays n’a jamais été aussi grande, on doit attendre de lui qu’il en fasse profiter le plus grand nombre, et que chacun avec lui soit solidaire des démunis. Les ravages de l’individualisme sont incontestables et il nous appartient d’y mettre un terme, dès aujourd’hui.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons servir non pas le capital, mais la société, en vertu de l’Égalité : de quel droit quelques-uns continueraient-ils à tirer la plus grosse part sinon l’ensemble des bénéfices du travail de tous ? Chacun sait quelle part infime de la population du globe profite de la crise actuelle, tandis que la majorité survit avec de maigres moyens, et qu’une grande partie de l’Humanité continue de mourir de faim. Nous voulons replacer l’Homme au cœur de l’humanité, c’est pourquoi il faut d’abord en chasser la Finance !

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons revaloriser non pas le profit, mais le travail, en vertu de la Liberté : quand la production est asservie aux caprices des actionnaires, le travailleur voit son œuvre se dissoudre dans la masse immatérielle du Capital, et s’évanouir bientôt dans des paradis dont il ne verra jamais la couleur. Cela est intolérable. Aucun être humain ne devrait être asservi à son travail ou à son employeur au point que sa vie en pâtisse.

Du monde de la Finance à celui de l’Homme.

Ce monde est accessible : il nous suffit pour l’apercevoir de regarder au-delà des œillères qui entravent notre vision. Libérés de l’individualisme aveuglant et de la cécité mercantile, ne voyons nous pas immédiatement que la spiritualité, la science, l’art, l’amour, la compassion, et tant d’autres valeurs nobles valent chacune cent fois, mille fois celles qui dirigent aujourd’hui notre vie ? La compétitivité, le profit, la marchandisation…. sont-ce bien là les valeurs que nous voulons promouvoir, que nous voulons porter et transmettre, et sur lesquelles nous voulons fonder le vingt-et-unième siècle ?

En vertu de quel principe devrait-on accepter que l’économie gouverne non seulement nos existences, mais contrôle également nos désirs et nos peurs, jusqu’à nous dicter nos choix ? Le libéralisme et la publicité, dont le but commun se résume aujourd’hui à maintenir l’équilibre précaire du système financier, ne nous laissent pour toute liberté que le choix de la marchandise à consommer et celui du produit à vendre. Est-ce au nom de cette liberté-là que nous avons renversé la Monarchie, traversé la Terreur, subi la Guerre et l’Occupation ?

Rien ne devrait nous empêcher de voir plus loin que ce prisme idéologique, et ceux qui nous accuseront de n’être que des utopistes sont ceux-là mêmes qui, dans leur intérêt ou malgré eux, cherchent à nous contraindre à cet asservissement. Eux-mêmes devraient bien se rappeler que le système capitaliste et libéral qu’ils défendent contre vents et marées est né avant toute chose de deux grandes utopies, dont les principes ont été depuis corrompus : la Révolution républicaine, et la philosophie des Lumières. J’en appelle à l’espoir, à l’utopie, et à l’absence de déterminisme en matière d’idées : le changement est possible, il est déjà en marche, car le système capitaliste s’effondre sur lui-même.

L’indignation ne suffit plus

Nous, jeunesse citoyenne du monde, de l’Europe, jeunesse française, immigrée, jeunesse à laquelle l’indignation ne suffit plus et qui appelle à la révolte, voulons démontrer qu’une autre République est possible. Nous voulons prouver que les peuples des démocraties occidentales peuvent se soulever sans verser de sang ni de larmes : en prenant les urnes contre le Marché, comme on a pris par le passé les armes contre la Monarchie.

Nous, jeunes, citoyens, occupants du sol français, pouvons dès aujourd’hui choisir de construire ensemble une nouvelle République. Nous avons le pouvoir de mettre en place une démocratie véritable, qui nous rendra en retour ce qui nous revient de droit : le pouvoir de décision, le pouvoir politique sur notre société et notre économie. Qu’on ne cherche pas à nous faire croire que cela est impossible : les gouvernements sont faits pour se succéder et les institutions pour être changées. Nous, indignés, révoltés, citoyens, peuples souverains à l’intérieur de nos limites, savons tous qu’un changement est possible, et nous affirmons d’une seule voix qu’il est devenu urgent et indispensable.

En définitive, nous refusons l’alternative du vote contre, ou contraint. Nous ne serons pas des machines électorales. Nous voterons selon nos convictions, pas pour un Homme, mais pour des idées. Pas pour un parti, mais pour une cause. Pas contre un système en crise, mais pour un autre.

Nous voterons en exerçant notre pleine liberté de citoyens : sans tenir compte du tapage médiatique, sans tenir compte des sondages, que nous savons trompeurs par expérience, sans regarder les fantômes que l’on brandit pour nous faire peur, sans écouter les mensonges que l’on profère pour nous séduire.

La révolte est en marche

Mon appel est le suivant : indignons-nous, en premier lieu, et puis révoltons-nous ! Prenons pleinement conscience que la Crise n’est pas économique et financière comme on nous le répète sans cesse, mais sociale et politique.

Cultivons-nous, alertons-nous, soulevons-nous et prenons les urnes, massivement, chaque fois que l’occasion se présentera — mais n’en restons pas là ! Il nous appartient de mettre également notre énergie et notre créativité au service d’idées et de causes, de les incarner, de les porter sur le devant de la scène publique et politique, et de ne nous en défaire sous aucun prétexte.

Le vingt-et-unième siècle ne sera pas celui de la ruine ou du désastre, mais celui d’un nouveau modèle de développement social et économique, porté par une forme nouvelle de démocratie, citoyenne, souveraine et exemplaire.

Je souhaite à tous ceux qui se reconnaîtront dans mes propos qu’ils puissent faire de même : reconnaître leurs convictions, les confronter au monde et leur donner un sens. Parce que l’avenir nous appartient à tous, et qu’il appartient à chacun d’entre nous de le faire advenir, j’en appelle à la formation d’une Assemblée Constituante.

Pour toutes ces raisons, et plus encore, je voterai pour le candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon. Pas pour un homme ni pour un parti, mais pour les idées qu’ils défendent et pour le changement de société qu’ils proposent. Pour la première fois dans ma vie d’électeur, j’irai voter avec conviction et avec enthousiasme : pour quelque chose en quoi je crois.

Le 17 février 2012

Max DESPIN,
Étudiant, 22 ans


La citation de Stig Dagerman est tirée de son ouvrage : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Vårt behov av tröst, © Norstedt & Söners, Stockholm, 1952 ) Traduction française de Philippe Bouquet, coll. essai, Actes Sud, 1993 (ISBN 978-2868693341). Texte en français disponible ici.

Licence Creative Commons (2.0, France). Diffusion libre – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de modifications.

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A propos alabergerie

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39 commentaires pour Invité du blog : Max Despin – Lettre ouverte…

  1. gabriela dit :

    « Être jeune et ne pas être révolutionnaire est une contradiction biologique » Salvador Allende

  2. Jean Luc Leullier dit :

    Belle envolée lyrique d’inspiration Mélanchonnienne. (ah! le Melancholy blues.. )
    En dépit de quelques idées déjà ressassées et finalement peu efficaces,
    il faut reconnaître que ce sont bien les jeunes qui sont le meilleur espoir
    de changement et qu’il faut les encourager.
    Et constamment, car vieillesse et sclérose viennent vite amortir toutes ces bonnes intentions.
    Allez les gars, on a la chance de vivre dans un pays ou le temps de la réflexion et ses conditions de mise en oeuvre sont possibles. Changeons de façon à faire émerger encore plus de conscience, plus de spiritualité, plus de fraternité.
    Rien que chez nous, commençons par reconnaître que nos dirigeants actuels se décarcassent même si on peut aussi essayer d’autres approches politiques et financières.
    Elisons des jeunes. Que diriez vous d’un Président Français de 40 ans, voire de 35.
    Présentons 35% de moins de 35 ans aux législatives. ( 1/2 rémunération après 60 ans pour eux )
    Remplaçons un Sénateur sur 2 qui part à la retraite ( retraite à 65 ans pour eux )
    N’oublions pas surtout qu’il y a des jeunes qui s’accrochent longtemps à la manière de Castro ou qui s’égarent à la manière d’El Assad. Sans vouloir blesser personne, on en a chez nous.

  3. alabergerie dit :

    Et pendant qu’on voudrait réduire le nombre des députés, aparemment pour les rendre encore plus précieux, je proposerais volontier de les multiplier par 1000 ou 10.000, amateurs, civils, interchangeables, absolument non professionnels, appelés à bosser un an pour la nation en vacances de leurs métiers habituels ; une assemblée délibérative, constituée de gens dont c’est le devoir civique et non l’intérêt, assise sur un exécutif de techniciens aux ordres. Analogie : les assemblées de copropriétaires avec les syndics. Bon je sais : une copro c’est un tas d’emmerdes, et il y en a toujours que un ou deux qui font locomotives, les autres suivent ou trollent. Mais là j’imagine un service civique, délibérant, rendant des comptes de ses délibérations, et maître d’un exécutif où le président n’est président que de sa hiérarchie, et non pas « de la France ».

    • jean-claude sardin dit :

      Eh là, eh là, doucement camarade, ce que vous proposez, ça s’appelle la commune de Paris !!
      Et oui, les élus révocables et devant rendre des comptes au peuple, j’en rêve.
      Un jour ces idées régneront.

  4. Jean Luc Leullier dit :

    Trop vieux pour y avoir pensé, j’approuve cependant totalement.

  5. Sergio dit :

    Bravos à la jeunesse et bravo à toi Max. L’avenir vous appartient ne vous en laissez pas déposséder et moi, plus tout jeune, je vous soutiens et vous soutiendrez toujours tout comme en retour vos actions nous servent aussi à nous les plus tout jeunes.

  6. Bob_Mazol dit :

    Cette lettre est magnifique.
    Merci

  7. Cyprien J dit :

    Bonjour Max,
    Je viens de découvrir ton texte.
    Je le trouve clair, sans prétention aucune, détaillant en quelques paragraphes les grandes lignes de ton développement intéressant à maints égards, apte à être diffusé sans modération au plus grand nombre, bref félicitation !

    Je viens donc, en tant que Citoyen au même titre que toi, et puisque je me reconnais particulièrement dans ton texte au point que ta conclusion finale est exactement la même que la mienne, te proposer si tu le souhaite, que j’en imprime quelques exemplaire sur papier imprimante afin que je puisse aller afficher ton texte accessible au plus grand nombre, dans différents endroits de la ville où j’habite ? Ceci dans le seul but d’informer la population et d’éventuellement convaincre certains indécis ou même détracteurs si tel devait être le cas… Car oui, ton texte mérite d’être affiché publiquement et pas seulement sur le net !

    Bien entendu, j’indiquerai clairement à la fin du texte, son auteur (toi) ainsi que l’adresse de ton blog. Cela va de soi. Tu peux me contacter par mail…

    Dans l’attente d’une réponse, et dans l’espoir de voir le Candidat Mélenchon, Président de la République Française, reçois mes fraternelles pensées !

    • Max Despin dit :

      Tu peux, elle est faite pour ça, placée sous licence Creative Commons pour être diffusée autant que possible !

      Merci à tous pour vos retours et remarques

      • Ferr dit :

        Max
        tu m’as ému ,le peuple a besoin des gens comme toi! Je ne trouve pas de mots pour te dire ce que je ressens après t’avoir lu ! Je pense et maintenant je suis de plus en plus certain qu’il y aura un chagement de société cette année et vous les jeunes vous êtes une des forces motrices de ce changement.
        Tous mes compliments à toi Max et à tous les gens qui partagent ces idées honorables!

  8. murmure dit :

    Moi, j’ai 42 ans et je voterai pour le FRONT DE GAUCHE parce que mon cœur bat au même rythme que le leur.

  9. Pops dit :

    Super ! Et rassurant. Quand on voit les jeunes qui passent à la télé on s’inquiète…
    A diffuser largement !

  10. alabergerie dit :

    Désolé d’avoir traîné à approuver vos commentaires, j’étais au travail comme un âne à deux logiciels plus à l’ouest. J’alerte le camarade Max pour qu’il vienne ici voir un peu comme il est utile ! Merci à tous.

  11. Max Despin dit :

    Merci à tous ! Et pour anticiper d’autres demandes, je précise que la diffusion est libre, au respect des conditions de la licence Creative Commons (pas de modifications, pas d’utilisation commerciale, paternité)

  12. Luc Arnal dit :

    Ton texte m’a fait pleurer tant il est porteur d’espoir. Mais maintenant il n’y a plus de temps à perdre, il va falloir passer aux actes car cela fait plus de quarante ans que ces benés de politiciens qui nous enfument. Oui je voterai Jean Luc Melenchon. Mais il faudra continuer à se battre aprés les élections 2012 et ne jamais baisser les bras car le combat sera long et risque d’etre violent.

  13. cathy dit :

    Tes mots sont forts et bons.Engagée dans le front de gauche ,j’y entends et partage des mots qui font ré(ai)sonnance , en prise directe avec une pensée libre et vivante,oui ça vient ,ça monte,nous savons tous que nous ne sommes plus seuls.A très bientôt tous ensemble

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  15. Beau texte d’un jeune étudiant de 22 ans…

  16. manouchka dit :

    MERCI pour ce texte ….je crois aussi!!

  17. r07 dit :

    Bonjour

    Je retrouve dans votre texte des aspirations de mes vingt ans. Cela parle aussi aux vingt autres qui se sont ajoutés depuis.
    Merci.
    Je connais quelques jeunes (et de moins jeunes) à qui je vais avec plaisir, proposer une lecture de votre texte.

  18. alabergerie dit :

    Max Despin : « Merci de m’avoir prévenu. Je m’absente plusieurs jours, donne le feu vert pour la diffusion si il y a d’autres demandes. » Voili voilà.

  19. chéribibi dit :

    Bravo à nouveau pour ce trés beau texte. qui devrait être publié dans tous les journaux de France. .

  20. carre dit :

    maman de 4 enfants de 34 à 18 ans, je suis heureuse et fière de notre jeunesse, je lui fait entièrement confiance, c’est mon fils de 24 ans qui m’a fait connaître JL Mélenchon en m’envoyant plusieurs vidéos sur le net, depuis je suis très assidue de toutes emissions et de tous magazines sur le candidat du Front de Gauche et je me régale, enfin de la clarté, enfin de la solidarité enfin des valeurs de la vrai gauche , merci pour nos enfants et nos petits enfants, merci Max, tu montres une jeunesse responsable et cela c’est formidable et encourageant pour TOUS. Bravo et surtout ne cessez pas!!! RESISTANCE!!

  21. carre dit :

    bravo Max, maman de 4 enfants,de 18 à 34 ans je ne peux qu’être fière de notre jeunesse si responsable et si consciente. Merci

  22. annaîs bis dit :

    vive cette jeunesse qui réalise ce qui se passe en ce moment en France. Une certaine jeunesse hélas se laisse bercer par Mr sarkosy, il se la joue copain alors que dans le dos, il s’entend avec le capital pour abuser les ouvriers en donnant l’image du bon pote qui donne un coup de main alors qu’il donne un coup de pied comme il l’a déjà fait…
    Qu’une autre jeunesse ne croit pas que pour le mettre dehors, il faille qu’ils votent pour marine le pen qui ne les aidera pas plus. Elle ne sais pas défendre un programme qu’elle n’a pas, elle irait chercher ses accolites de toute l’europe, au bal des autrichiens, néo nazis notoires et ils déferleraient sur l’europe comme lors de la dernière guerre mondiale où ils exterminèrent, des juifs à cette époque. Qui extermineront-ils s’ils avaient le pouvoir , pensez y et ignorez la, de grâce, ignorez là.
    Un seul parle au peuple comme le peuple souhaite l’entendre, j’entends chez lui, des accents de sincérité, il me rappelle par des intonnations de voix et l’amour qu’il a pour les peuples, quelqu’un qui fut, à sa mort, accompagné par de nombreux français jusqu’à sa dernière demeure. Il avait fait l’appele du 18 juin, certains l’ont accusé de traitrise comme monsieur Hollande accuse Jean Luc Melanchon d’être le cabinet noir de Nicolas Sarkosy.
    Monsieur Jean Luc Melanchon fait son appel du 18 mars et j’espère qu’il sera entendu. Une chose est sure, il ne faut pas voter utile( pour quelqu’un qui s’abstient de voter contre des traités infames) pour barrer la route à Mr Sarkosy, il faut seulement voter pour VOTRE AVENIR, belle jeunesse de notre pays et l’avenir ne sera qu’avec le renouveau, l’espoir, incarné par cette belle personalité qu’est Jean Luc Mélanchon, l’avenir ouvert vers la liberté, l’égalité et la fraternité, ne sera possible qu’avec Mr Jean Luc Mélanchon. votez pour lui, le seul possible à pouvoir nous en sortir. Donnons lui le pouvoir pour pouvoir faire et défaire ce qui doit l’être, afin de reprendre notre dignité de citoyen.

  23. cyrrhus dit :

    Mélenchon a une sale gueule, dommage …

    • Jibal dit :

      Ah quand même !
      Un peu d’argumentation serrée et de raisonnement imparable, ça manquait.
      Merci Cyrrhus et encore bravo pour ce commentaire hautement informatif !

      • alabergerie dit :

        LOL ! Bon, c’est vrai que Mélenchon porte sur son visage une sévère indignation. C’est vrai aussi que les photos que l’on voit de lui le montrent pratiquement toujours dans un de ses moments éruptifs : haranguant crispé lors d’un pic dans un discours, ou grimaçant scandalisé d’une injonction bêtasse à se soumettre, ou encore la lippe maugréeuse en train de remâcher une parole venimeuse qu’on vient de déposer sur son paillasson : donc toujours moche et de mauvais poil. Et JAMAIS, à ma connaissance, en train de sourire, ce qui forcément arrive pourtant.
        La fabrication du personnage par les médias est une chose terrible à combattre ! Je pense à Ségolène Royal qui toujours est très attentive à son image. Ici, on met un masque sur JLM, et il semble qu’il n’en n’ait cure.

  24. Goiffon Jean-Pierre dit julestony. dit :

    Né en 1950 en Savoie dans les chantiers, bercé par les combats d’ouvriers militants, avec des grèves longues et dûres pour mon père, les jaunes et les crs du patronat en face, les réunions de camarades à la maison, la présences des camarades Espagnols chassés par Franco, le le pen du moment chez eux, et les genoux d’Henri Perrin, prète ouvrier disparu tragiquement de façon pas clair (il a écrit un très beau livre). Enfin, 62 ans quand même à attendre un vrai changement…
    et lire ce texte avec cette force de conviction de la part d’un étudiant de 22 ans, renforce ma croyance en l’humanité et mon espoir. Merci Max, tu as réussi à me mettre les larmes aux yeux, merci. Je voterai moi aussi pour J.L. Mélenchon

  25. alabergerie dit :

    Sinon, bonne surprise : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/333326-le-vote-utile-degonfle-par-les-mathematiques.html Hin hin hin. Bon, après la raclée mise à Le Pen fille, on sort le Père fouettard des souterrains : parfait ! Si le duel a lieu entre le candidat du FdG et le vieux carcajou, et que Mélenchon lui met la rouste, la Gauche toute entière ovationnera et l’exploit et le champion. Et alors, cet article sur les mathématiques et le vote utile sera encore plus amusant à lire, avec sa belle courbe en V.

    • Lètyac dit :

      Voter utile, c’est à dire voter avec la peur de l’absence d’un candidat de gauche au second tour, voila ce qui frappe de nombreux électeurs de gauche tentés par le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon. Avec une petite démonstration mathématique, on montre ici que ce n’est qu’une création médiatique habilement utilisée pour favoriser le bipartisme et affaiblir la candidature du Front de Gauche.
      Sauvegarde Incomplète ! N’OUBLIEZ PAS LES VERTS (Je voterai pour FRONT de GAUCHE mais je voudrais que ce Front soit plus détaillé dans son exposé !
      La pollution, désastre involontaire, Signature du progrès humanitaire :
      Civilisation grandissante et solitaire D’industries asociales et non solidaires…
      La pollution, atrocité athlétique, Inventions aux prétentions psychédéliques :
      Recherches incessantes et éthyliques De licences corrompues et apolitiques…
      La pollution, fanatisme cérébral, Doctrine interpellant le front libéral :
      Action naturelle à l’instinct animal De vanités intelligentes et immorales…
      La pollution, système provisoire, Mécanisme réglementé par l’illusoire ;
      Communauté de religions moratoires D’un monde paradisiaque : le purgatoire !
      « Bogue (Bug) »

      Sauvegarde incomplète,
      Des millions, des milliards de dettes
      Où l’homme, corrompu, est honnête,
      Des millions, des milliards de fêtes
      Où la femme, nue, est la vedette !

      Pour un Front de Garde, Complet.

  26. LEGRAND Dominique dit :

    Votre texte jeune homme (j’ai 60 ans) m’a provoqué un grand frisson, il est beau car écrit avec la pointe de votre coeur, Moi qui toute ma vie dans la mesure de mes petits moyens d’être humain ai toujours combattu l’injustice sous quelque forme qu’elle agisse je me délecte de votre discours écrit et sous mes yeux. Je vous en conjure ne changez rien, que votre lucidité soit le moteur de votre combat contre l’ignominie financière qui me fait tant désespérer de l’humanité, désespoir ténébreux malgré tout grignoté par votre petite flamme lumineuse. Merci.

  27. LEROUX dit :

    voilà une belle mise en bouche pour la constituante que porte la candidature de jean Luc Mélenchon. Si vous me le permettez, vue la beauté de votre texte, que je fais mien dans l’instant, je souhaite le diffusé autour de moi.
    merci
    jérôme LEROUX

  28. Kristine dit :

    Bravo Max,
    J’ai deux fois vingt ans mais quand je vous lit je me reconnais il y a quelques années en arrière ou cette idéologie était comme on me le disait une utopie, et un fait de grande gueule et bien, je suis fière aujourd’hui de voir que de jeunes gens qui ont fait plus d’étude que je n’ai pu en faire faute de moyen portent encore ces idées, cela me prouve que j’avais raison d’ouvrir ma grande gueule, car malheureusement ce n’est pas en restant les bras croisés bien assis sur son petit cul que les choses bougeront. Bravo pour votre très belle lettre (car vous l’avez écrite avec votre coeur et c’est bien ce qui manque aujourd’hui dans notre société) moi aussi je votrerai Jean-Luc Mélanchon et sachez que les un peu moins jeunes vous soutiendront .
    Encore bravo et merci

  29. annaîs bis dit :

    avant la constituante, Monsieur Melanchon, je voudrais vous proposer quelque chose qu’aucun politique n’a voulu mettre en place depuis 20 ans déjà.
    Je pense que par certains cotés, vous trouverez l’idée bonne et par d’autres un peu dure. Sauf qu’à l’arrivée, c’est la sécurité financière qui primera et une certaine sécurité de l’emploi. Je ne m’en cache pas, j’ai voté à droite, il y a quelques années mais voyez, vous, aujourd’hui, vous êtes le seul à qui je ferais confiance et je ne ménage pas ma peine pour vous faire connaitre autour de moi, rejoignant le front de gauche, tellement je crois en votre sincérité et votre capacité à pouvoir faire et pour pouvoir faire, il vous faut le pouvoir. ci dessous un courrier adressé à une ex secrétaire d’état :
    A l’attention de Madame Fadela Amara
    et Monsieur Mohamed Abdi
    Madame, Monsieur,
    Je ne puis vous cacher avoir vu l’émission faite par le journaliste , Loïc de la Mornay qui est peut-être originaire de St Malo. J’ai été agréablement surprise de voir votre parcours, Fadela, et par bien des côtés, je me suis reconnue dans vos réactions.
    J’ai essayé, il y a quelques années, environ 16 ans de cela, d’obtenir quelques médias sur moi, afin qu’une idée que j’avais transmise à plusieurs, élus, ministres, institutions, employeurs voit le jour. Elle vit le jour, à la suite d’un courrier de ma part, envoyé au président de l’unedic. Il me répondit ce Président, qu’il n’était pas du ressort de l’unedic de régler le problème du chomage. Ce que j’ignorais, à l’époque, c’était que Nicole Notta en avait tenu la présidence en accord avec la parité entre les partenaires sociaux.
    Environ, un an plus tard, une mesure identique à ma proposition vit le jour, initiée par Nicole Notta, elle s’appela, la convention de coopération. Seulement, elle n’avait pas tous les rouages que je souhaitais qu’elle ait cette mesure. J’avais écrit à Monsieur Berregovoy à cette époque, il avait trouvé mon idée féconde, mais m’avait prévenu des risques de cette mesure, si elle était accordée au secteur marchand. J’y ai donc réfléchi et finalement réajusté la mesure en question.
    Je souhaiterais vous soumettre mes propositions le plus rapidement possible, par téléphone ou par webcam si vous préférez. Mon e-mail :
    mon tel. :
    mon port. 06 75 64 19 44
    Pour vous expliquer en détail ma proposition, voici le copié collé d’un courrier que j’avais envoyé à un organisme patronal, l’année dernière, lors des manifestations contre le CPE.
    J’ai renoncé avec le temps à défendre cette idée qui j’en suis sure est une solution imparable, pas besoin de trop de budjet à prévoir, il existe déjà, conforme aux lois du travail, facile à réapliquer avec de nouvelles améliorations.
    copié collé :
    Comme suite à notre conversation téléphonique du 12 avril , je vous fait parvenir les explications sur les propositions que j’aimerais voir discutées auprès du gouvernement par l’intermédiaire de votre organisme patronal, si vous êtes convié aux discussions sur l’avenir de notre jeunesse qui auraient lieu en ce moment, bien que des décisions aient été déjà prises, décisions déjà existantes mais qui n’obligeront pas certains jeunes à aller travailler…( Mr Hollande avait parlé de contrat civique obligatoire alors que notre Président, Mr Jacques Chirac, parlait de contrat civique volontaire.) dernier sondage sur le contrat civique OBLIGATOIRE : 99% sont pour…
    Proposition au problème du chômage où une majorité de personnes seraient d’accord.
    Il y a quelques années déjà, j’avais contacté des élus, ministres et plus. Quelques uns m’ont répondu mais à part le précurseur du RMA ( revenu minimum d’activité, RSA d’aujourd’hui), Monsieur De Villiers, aucun n’a compris ce que je proposais.
    Ma proposition est de mettre en place un système de travail identique à l’ancien statut des dockers, mais, dans tous les corps de métier. Les dockers, précaires par nature, avaient une caisse de garantie de ressource, en quelque sorte, une allocation de perte d’emploi ou plus simplement une allocation de chômage. Quand ils avaient du travail, ils avaient un salaire et quand ils n’en avaient plus, ils avaient du chômage. Ils ne se plaignaient pas de la précarité de leur emploi puisqu’ils avaient une sécurité de ressources…exactement comme tous les demandeurs d’emploi en France percevant des allocations de chômage….
    Si l’unedic, organisme paritaire controlé par l’état, le patronat et les syndicats de salarié se transformait en association d’intérim social, elle pourrait envoyer ses demandeurs d’emploi sur le marché du travail avec comme aide à l’embauche pour les employeurs, le montant des allocations de chômage dues au demandeur d’emploi, cela dans le cadre d’une convention de coopération entre le demandeur d’emploi et son employeur. J’utilise spécifiquement le terme de convention de coopération car ce contrat a vu le jour, il y a quelques années, à l’initiative de Nicole Nota, suite à un courrier de ma part, j’ai la prétention de le croire : J’avais écrit au Président de l’unedic et c’était Nicole Nota qui assurait cette fonction à l’époque . Il m’avait été répondu alors, qu’il n’était pas du ressort de l’unedic de régler le problème du chômage.
    Alors pourquoi avoir lancé ce contrat et ne pas en avoir fait suffisemment de publicité…Seuls les cadres au chômage touchant de grosses allocations assedic eurent droit à ces contrats. Pourtant, d’autres demandeurs d’emploi comme moi en auraient bien voulu…
    Hélas, par manque de marketing sur ce contrat, il n’a guère produit ses effets. Peut-être que la gauche à l’époque avait honte de ce genre de contrat où un demandeur d’emploi offrait ses allocations de chômage à un employeur en échange d’un emploi. C’était pourtant de la vraie coopération, un climat de confiance, une assurance de bonne volonté de la part du demandeur d’emploi. Combien de demandeurs d’emploi n’auraient-ils pas tenter leur chance s’ils avaient eu connaissance d’un tel contrat qui leur aurait ouvert des portes… contrairement à tous ces contrats précaires offerts dans la fonction publique avec la certitude de n’être jamais gardé comme les tuc, ces, cec, sivp et j’en passe. Si tous ces contrats de précaires de la fonction publique avait été offerts au secteur marchand, il n’y aurait plus de chômage permanent comme aujourd’hui. Ces contrats étaient entièrement pris en charge par l’état, cotisations et salaires donnés aux entreprises publiques, main d’œuvre gratuite et maltraitée par les fonctionnaires, « collègues », nantis dans leur sécurité de l’emploi, non licenciables en cas de fautes grâves, même lourdes…(on devrait envoyer un questionnaire à tous les CES ayant travaillé dans la fonction publique, on en reviendrait pas de tant de harcèlement moral de la part de « collègues ») Tout travailleur, employé ou autre, devrait être soumis à la même pression, le risque du licenciement et si la France veut faire des économies, qu’elle maintienne sa fonction publique mais qu’elle rende licenciables tous les fonctionnaires, il y aurait meilleur rendement et économies monstrueuses. Mais ce débat là ,sera pour une autre fois, mais je ne désespère pas…
    Mais revenons au statut des intérimaires de l’unedic.
    Il n’y aurait pas mieux comme flexibilité de l’emploi pour les employeurs puisqu’ils auraient recours aux intérimaires de l’unedic, association paritaire d’intérim social. Certains demandeurs d’emploi ayant 3 ans de chômage à recevoir, s’ils obtiennent une mission longue durée dans une entreprise, s’ouvrent de nouveaux droits assedic et d’autres employeurs à nouveau, les réembauchent, dans les mêmes conditions. C’est l’assurance de toujours retrouver du travail même s’il faut changer très souvent d’employeurs.
    Mais me direz-vous : quelle incertitude pour l’avenir, le plan de carrière, etc… ?L’avenir viendra de la confiance : un employeur qui aura vu son salarié tellement conforme à ce qu’il recherche pendant 3 ans, n’aura pas envie de le voir aller travailler pour son concurent et la seule solution qu’il lui restera, sera de l’embaucher définitivement. Tous les demandeurs d’emploi devenant des consommateurs car ils trouveront miraculeusement du travail dans un tel statut, relanceront l’économie et les contrats à durée indéterminée verront alors à nouveau le jour.
    Le statut des intérimaires de l’unedic en convention de coopération serait sous haute protection puisque l’unedic, association d’intérim social serait toujours contrôlée par les partenaires sociaux..
    Un peu de politique fiction : Si tous les intérimaires de l’unedic se syndiquaient, si tous les intérimaires de l’unedic travaillaient, si tous les permanents des entreprises utilisatrices étaient licenciés par leurs employeurs afin de n’obtenir que de la main d’œuvre à coût très réduit, celle des intérimaires de l’unedic en convention de coopération…Que se passerait-il en France en cas de conflit avec les intérimaires syndiqués de l’unedic ? Tout simplement une grève générale par un simple mot d’ordre syndical, paralysant ainsi tous les rouages de l’économie.
    Ce « cadeau » fait au patronat, n’en serait donc pas un , car si les employeurs veulent contrôler la situation, ils ont intérêt à fidéliser leurs intérimaires, c’est à dire,à leur accorder le fameux contrat à durée indéterminée, CDI, que tout le monde réclame tant, comme s’il était une assurance pour l’avenir…
    C’est en passant par cette pseudo précarité que l’on s’en sortira en France et cela, dans le respect du droit du travail actuel. Aucun faux chômeurs comme disait Monsieur Charasse en son temps, ne pourra échapper à un emploi car la loi qui exige qu’un demandeur d’emploi accepte un emploi conforme à ses compétences pourra enfin fonctionner (supression des droits assedic, donc assurance de ne plus jamais trouver de quoi vivre) car même le RMI devra passer par la case UNEDIC.
    Et nos jeunes sans allocations dans tout cela ? Qu’on leur accorde une allocation d’insertion et qu’ils se présentent à l’unedic, association d’intérim social, les érémistes aussi….
    Afin d’équilibrer les avantages de coopération pour les employeurs entre les allocataires en retour à l’emploi, ARE, plus compétitifs que les allocataires en solidarité spécifique ASS, les allocataires en revenu minimum d’insertion RMI ou les allocataires en insertion jeunes,
    l’Etat pourrait subventionner l’association d’interim social unedic en préférence aux aides données à fonds perdus à certaines grosses entreprises, subventions devenant inutiles pour ces dernières, face au nouveau statut des intérimaires de l’unedic.
    L’unedic restant une association à but non lucratif, comme toutes les associations d’intérim social, rien n’empêche de généreux donateurs d’apporter leurs contributions et de se voir obtenir en échange, une réduction d’impôt.
    J’ai la conviction profonde que cette solution est la meilleure car elle oblige chacun, à devoir faire…pour se protéger lui même. L’employeur, pour éviter les risques de conflits , … offrant forcément un jour un CDI… et le demandeur d’emploi…, obligé lui, à devoir… accepter un contrat conforme à ses compétences, même en intérim.
    J’aimerais que ces propositions fassent l’objet d’un référendum pour l’emploi car on verrait bien des parents isolés et même en couple, heureux de voir leurs enfants travailler, apprendre à s’assumer seuls,même en intérim au départ, s’ils avaient la possibilité de s’exprimer par un vote.
    Un million de signatures pourrait provoquer ce référendum, êtes vous prêts à signer cette pétition ?
    fin du copié collé.
    Dans l’espoir infini que vous voudrez bien accéder à ma demande, je vous en remercie par avance.
    Veuillez croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma respectueuse considération.

  30. sologny dit :

    Je crois que vous n’avez pas bien lu la superbe lettre de Max. Annaïs, vous restez « perché(e) » sur une idéologie de 20 ans environ qui n’est plus dans le contexte actuel ! Il n’y a pas à faire de concessions avec le patronat, il faut éliminer ce monde de la finance. il faut un partage des richesses, nul besoin d’en passer par l’unedic ou je ne sais quoi.
    Par contre quelque chose m’inquiète, Max, si nos voix se dissolvent et ne viennent pas enrichir celles du candidat « par défaut » Hollande, ne risquons nous pas un 2è tour du genre Lepen/Sarkozy ? (j’en tremble rien que de repenser à cette horrible situation que nous avons vécu en 2007…

    • orchidee.lucile@hotmail.fr dit :

      désolée sologny, ce que je propose n’est pas une idéologie mais de la comptabilité pure. Je suis bien certaine que nombre de gens de gauche comprennent ce que j’écris, de plus, c’est la reprise de l’ancien statut des dockers qui était controlé par l’état, le patronat et les salariés. L’unedic, entreprise d’interim social controlée de la même façon ne serait pas une utopie. Quand il y a du chômage de masse, les structures d’interim sociales se créent avec l’aide de l’ état.
      J’ai voulu moi meme en créer une, mais je fus accusée à l’époque de pratiquer le délit de marchandage, car le monopole des offre et des demandes, hormis les boites temporaires, c’est celui du pôle emploi. Ce que les politiques ne voulaient pas faire, j’ai voulu le faire et on m’a mis des batons dans les roues.Ce que vous ne comprenez pas et que Monsieur Melanchon comprend trop bien, c’est que le capital, LES ACTIONNAIRES, pour se faire du fric, casse toujours le salarié et provoque les licenciements. Le petit patronat est respectable, certains patrons se sont suicidés de savoir qu’ils ne pouvaient plus continuer à faire tourner leur entreprise et garder leurs salariés parceque des banques ne les ont pas aidés. Ne vous trompez pas d’ennemi. je fus une salarié précaire de la fonction publique, ne l’oubliez pas et j’apprécie la lettre de Max qui lui, contrairement à vous, votera Mr Melanchon alors que vous, vous êtes prèt à voter pour celui qui s’abstient de voter CONTRE les nouveaux traités infâmes parceque vous avez peur d’une Le Pen au pouvoir???ou de Sarkosy? si c’est Mr Hollande, ce sera du pareil au même, il leur mange dans la main aux capitalistes, alors de grâce, votez Mélanchon.
      et sachez qu’on est revenu 20 ans en arrière, ça recommence, j’ai subi le chômage pendant des années, je suis retraitée pauvre aujourd’hui et j’espère que mes enfants ne paieront pas à leur tour parceque des frileux, des lâches, auront laissé ce gouvernement faire tout ce qu’il veut sur l’échiquier mondial. C’est en Europe, que l’on trouvera de la main d’oeuvre à bas coût et savez vous où ça commence ? et bien ça commence en grèce. Le but est de nous mettre à genoux tous les peuples d’Europe en nous supprimant toutes les protections sociales et en nous payant au bol de riz en attendant les coups de fouet de l’esclavage. Avec Mr Melanchon pour nous défendre, nous refaisons par les urnes, la révolution citoyenne qui nous rappelle celle de 1789, bien plus que 20 ans en arrière. C’était une idéologie, qui a permis l’instauration de la république au nom des valeurs de liberté, égalité, fraternité.

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