Vaisseau mère

Où vas-tu ?

Mon amie Aline Jeannet a une déclaration à faire :

Quelque lent passager obscur dérive dans le champ
De nos coursives aux arceaux d’ivoire et de sang

Nous veillons

Les nébuleuses fracassées, nous les traverserons en silence
Dans le vide de l’espace, flirtant avec les échos des temps non révolus

Vaisseau fantôme, pirate, ou mère
Abri furtif aux butins argentés
Nous sommes plus rapides que la lumière
Nous sommes de loin les mieux armés

Des orchidées combustibles étreindront nos étapes
Sur un monde ou sur l’autre, entre deux trajectoires
Détournées et tordues par la présence infime
Qui, entre les plis de la machine, s’affaire, dolente

Un regard acéré, déjà, s’installe au hublot de la coursive
Touriste attentif aux changements des motifs d’un monde fou
Entre blindage et vitesse, il demeure encore inaccessible

Que l’obscur passager soigne son errance calculée
Car la nef capricieuse ne retient jamais ses hôtes
Et dans l’onde chahutée d’un spasme moléculaire
Déversera ballast, joyaux et armes de contrebande
Sur un sol tatoué de guerres et de splendeurs incompréhensibles

Mais avant les tempêtes et les fièvres et les lois
S’installe encore l’étrange dialogue silencieux
Dont l’écho répercute les promesses d’une équipée secrète
Aux tréfonds des passages secrets du vaisseau

Aline Jeannet
ce premier juin

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Lit Écrit Corrige Publie, et râle.
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