L’œuvre noire

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L’œuvre noire

Entretien avec Paul laurendeau
à propos de son livre Adultophobie.

Douce joie. Paix sublime. Repos intégral de l’âme. Jeannette a alors sa façon bien à elle de fêter ces petits moments de précieuse tranquillité. L’Homme Rude incarnant désormais l’intégralité de l’ordre adulte si profondément haï, il est de bon ton de jouir de son absence par une sorte de petite fête infantile intégrale. Premier flonflon de cette fête : une bien plaisante transgression régressante. Jeannette mange désormais la pointe de son sandwich en l’attaquant par la portion rebondie du centre. Faire sa bon sang de bonsoir de grande fille et manger comme les gens bien ne rime absolument plus à rien. Jeannette est en sursis. Elle ne grandit plus. Elle survit. Autant jouir comme on peut. Seconde transgression, aussi jouissive que la première, Jeannette ne mange plus les croûtes de ses sandwiches. Elle les émiette sauvagement dans le petit bol de toilette et tire la chasse d’eau sans remords. L’Homme Rude force suffisamment Jeannette à se mettre dans la bouche un objet et une substance immondes dont elle ne veut pas, autant escamoter celles-là. Croûtes abjectes, coulez à tous les diables. Bon débarras.

Jeannette a été enlevée. Ses deux petits frère et sœur sont morts, massacrés par un homme « doux ». Jeannette, douze ans, est maintenant seule, à la disposition d’un Violenteur. Nous l’accompagnons dans sa descente. Extrait suivant :

Adultophobie c’est le contraire diamétral de pédophilie. Adultophobie, peur convulsionnaire de l’adulte, tellement explicable, inévitablement légitime. Pédophilie, désir convulsionnaire pour l’enfant, incroyablement inexplicable, profondément illégitime. Il y a un adulte pédophile dans le tableau sur lequel est peinte Jeannette nue. L’adulte tonne en l’épicentre de cet espace plat, unilatéral, cruellement déterminé, comme une hideuse araignée au centre d’une toile. C’est l’Homme Rude, fort bien nommé, le geôlier d’hier, le tortionnaire d’aujourd’hui, l’exécuteur de demain.

Envoûtant, monumental, sombre, toxique, inlâchable, Adultophobie est un livre intime dont vous ne voudrez pas parler, et que vous garderez pourtant. Vous créerez pour lui un dossier spécial, un Enfer à votre seul usage. L’Enfer ? L’endroit où vous mettez ces choses violentes qui vous sculptent, dont vous n’aimez pas à vous souvenir mais que vous ne reniez pas, que même vous respectez. L’Enfer parce qu’il y fait chaud, sec, soif, et qu’il y fait peur, que tout y est, étymologiquement, ardu. Non pas l’Enfer parce que la morale couinerait ceci ou cela, mais l’Enfer parce que c’est abominable d’avoir à tenir compte de tout ce que vous mettez là : le côté hurlant de la vie, le gouffre.

Elles sont rarissimes les œuvres qui s’y plongent. On ne les connaît pas, on ne les cite pas, peut-être sont-elles douze. Elles sont secrètes. Ce qui les relie, c’est qu’elles ont franchi cette barrière qui, au-delà même du dernier parapet, avertissait qu’il n’y avait à partir de là plus de joie qu’on pût imaginer cueillir en ces voies effarées. Cette barrière est maintenant loin derrière nous, tout là-haut.

Nous sommes en pleine paroi, dans l’ombre violente de la fissure, et le fond n’existe pas. Laurendeau :

« Adultophobie est la toute dernière chose que j’aurais jamais cru écrire : un roman cruel mais aussi, fondamentalement, un roman moral, un roman qui juge explicitement le comportement qu’il raconte et le condamne, sans réserve et sans appel. Adultophobie ne porte pas sur ce qui est arrivé (quoi qu’il s’inspire, hélas, de faits dont nous subissons tous et toutes l’omniprésence, depuis au moins une bonne génération maintenant) mais sur ce que j’ai si souvent imaginé, dans la terreur permanente de ma toute ordinaire parentalité. Cet ouvrage concrétise l’expression de l’épouvante lancinante de mon propre imaginaire de parent de jeunes enfants. Il met en forme et codifie le lot malsain de pensées paniques et morbides qui m’ont tant roulé dans la tête, en attendant, quand l’après-midi devient inexorablement le soir, un enfant ayant quelques heures de retard sur l’horaire préalablement convenu… Maintenant que mes fils ont atteint l’âge adulte, je peux enfin me délester, me décharger, oh, en partie seulement, du ballot, du faix, du fardeau d’écœurement, de révolte et de terreur que me suscite notre époque, fausse modernité puante et veule qui en est venue inconsciemment, comme insidieusement, à banaliser le plus immonde des crimes. Pendant la rédaction du synopsis du récit, une petite québécoise, comme il y en a tant, joyeuse, toute simple, a été enlevée en plein jour et nul indice sur son sort n’a encore fait surface. Pendant que je rédigeais le roman même, une petite ontarienne sans histoire a été brutalement assassinée, dans un patelin sans histoire, par deux epsilons sans histoire, un jeune homme et une jeune femme. Malgré la collaboration des inculpés, il n’a même pas été possible de retrouver son corps. Inutile d’épiloguer. Aucun pays, aucune communauté ne semble épargnés par ce qui arrive ici, implacablement. Les gens, les témoins-symptômes, les champignons vénéneux indicatifs qui commettent ce genre de destructions immondes ne sont en rien des Jack l’Éventreur fascinants ou des Landru mystérieux. Ils n’ont rien de spécialement extraordinaire ou romanesque. Ce ne sont pas des boucs émissaires non plus, du reste. Ils n’ont rien de spécifique, d’anormal ou d’idiosyncrasique, non plus. Ce sont, en fait, des individus quelconques, comme les points quelconques d’une fonction mathématique. Des individus représentatifs de leur monde et de leur temps… Un peu nous tous, en fait… C’est purement et simplement atterrant. »


Qu’est-ce que l’adultophobie ?

C’est le rejet panique et convulsionnaire de l’adulte et/ou de la condition adulte. Certains enfants ont, envers le monde adulte et la croissance physique devant mener à l’âge adulte, une peur confinant à l’épouvante. Les versions moins virulentes d’adultophobie peuvent se restreindre au simple refus temporaire de grandir, de quitter l’enfance. Dans le très beau roman Pieds nus dans l’aube de Félix Leclerc (1946), les deux jeunes protagonistes observent méticuleusement chaque indice physiologique de leur croissance et s’en affligent ouvertement, y voyant la manifestation de la perte future de leur latence infinie et joyeuse de gamins bambochant sans fins dans les vallons, les rivières et les forêts. Le cas d’espèce est ici léger et bon enfant (sans jeu de mot) car ces deux jeunes hommes finiront par assumer l’inexorable passage. Sauf que certains adultophobes n’assument pas, n’assumeront jamais. Leur inaptitude à se formuler comme adultes et à interagir intimement avec des adultes perdure. Leur croissance émotionnelle ne se met pas en forme fondamentalement. Ils donneront le change en surface peut-être mais pas dans l’essence. Devenu adulte, l’adultophobe ne pourra pas vraiment sentir les affinités qu’on attendrait qu’il cultive, sans arrière-pensée, avec ceux de son âge. Il est pris dans une sorte d’infantilisme larvé comme dans un corset de fer qu’il porterait sous ses habits de ville. Que lui reste-t-il alors ? Vers qui se tourner pour s’épanouir et s’épancher émotionnellement et sexuellement ? Vers l’enfant…
Quelqu’un qui adopte des comportements criminels comme ceux dont sont victimes mes personnages enfants n’« aime » pas les enfants comme on aime les fleurs ou les papillons. C’est le mouvement inverse qui les anime. Ils détestent les araignées et se rabattent, comme soulagés, sur les papillons. C’est d’ailleurs leur inaptitude à manifester ce trait déterminant de la vie adulte qu’est la parentalité (effective ou putative) qui les rend si aptes à abuser égoïstement des enfants autant qu’à faire entrer, pour toujours, leurs parents en enfer. Ce type de criminel est parfaitement conscient du fait qu’il emmerde littéralement et irrémédiablement tout le monde, si vous me passez la formulation. Adultophobie, c’est le concept qui permet de sciemment et irréversiblement pathologiser la pédophilie, de barrer le chemin à toute tentative, frontale ou insidieuse, de faire passer celle-ci pour de l’amour. En cela c’est un concept absolument indispensable. Et, comme souvent, ces deux antonymes (pédophilie/adultophobie) tendent à passer en synonymes.

Le livre nous amène à découvrir, au début et à la fin, les deux formes de l’adultophobie. Le Violenteur, adulte, en est atteint. Jeannette, enfant, en est atteinte. Mais l’adultophobie de Jeannette est compliquée d’une terrible capacité de voyance, qui fait d’elle une Cassandre frissonnante, quotidiennement envahie de visions infernales venues du monde des grandes personnes, visions qu’elle ne sait pas toujours interpréter mais qui la rongent et la détournent irrémédiablement de l’enfance insouciante. Pourquoi avoir déposé dans le livre une Cassandre ?

Fondamentalement, cet ouvrage est un terrible exercice de gamberge in absentia. On s’imagine ce qu’ils ont fait aux enfants Simon avant de les faire disparaître. Aussi, il était important que la plus vieille des trois enfants reproduise, de façon vive et cuisante, en elle, l’exercice consistant à faire rouler sous ses yeux et dans sa tête le sort terrible des deux autres victimes (ailleurs) et le sien (à venir). Pour assurer la stabilité thématique requise à cette épouvante songée, il fallait solidement installer en Jeannette la gamberge qui est en nous tous, par rapport à ces crimes. Rien de tel, pour que cette reproduction soit sans faille empirique, sans flous narratifs, que de permettre à Jeannette de tout « voir ». Ainsi, pas besoin de narrateur omniscient. Tout passe par Jeannette en une quasi-insupportable amplification de sa souffrance. Voilà donc pour le côté visionnaire « visuel » de Cassandre. Mais Cassandre, c’est beaucoup plus que ce type de télépathie cinéma permettant à la narration de faire d’une pierre deux coups. C’est la plus pesante et la plus lancinante des thématiques, que Cassandre : celle du carcan de la fatalité, celle du cheminement destructeur prévu à l’avance, celle de l’inexorable. Ces criminels et nous, leurs victimes, sommes, tous ensemble, incarcérés dans l’inexorable. Quand on s’engage sur le chemin de tels excès barbares, il n’y a pas de sortie honorable, pas de solution heureuse, pas de renversement conclusif, pas de deus ex machina, de renoncement au mal ou de sauvetage en point d’orgue. No cavalry, comme disent les Américains, pour exprimer le fait que personne ne viendra te tirer de ce guêpier-là, que tu n’y échapperas pas. Le poids de la fatalité du crime doit se faire sentir dans toute sa densité puante car c’est elle qui fait monter le radical écœurement qu’on ressent et qu’on veut crucialement transmettre, face au tout de cette situation. Finalement, la Cassandre fataliste s’inscrit dans une dynamique engageant sa (toute petite) part de responsabilité dans la catastrophe. Certains enfants, gorgés de la rage déferlante de survivre, se débattent, frappent au bon moment, crient, fuient, et, alors, leurs agresseurs terrifiés, paralysés par le poids social, les laissent échapper. C’est attesté. Mais ce n’est pas ce qui est décrit ici. Prométhée reste enchaîné ici. Cassandre ne sort pas du temple d’Apollon. De fait, Jeannette a baissé les bras très tôt dans ce drame, comme Cassandre, justement, se vouant à un futur placé, qu’elle ne peut pas fuir. Le paradoxe adultophobe de Jeannette – Quoi ? Grandir pour devenir comme ça ? – se résout en elle dans l’autodestruction. Mais les choses sont formulées et configurées de telle manière que même son acceptation nous apparaît insoutenablement inacceptable. C’est que comme Cassandre pouvait voir, elle aurait dû prévoir.

Quelles accusations porte Jeannette ? Elle est l’étendard de quelle révolte ?

La révolte de Jeannette est une révolte froide. Son constat est un constat amer. Les adultes ont perdu toute crédibilité protectrice. La pédophilie, crime suprême et esquinte intégrale de la sécurisation constitutive et configuratrice de l’enfant, eh bien la pédophilie émane des adultes. Le pédophile est un adulte, un produit adulte contemporain, le relent délétère de l’infantilisme profondément profanatoire, amoral et perturbateur de l’adulte d’aujourd’hui. L’adulte rejette ce qui, bon an mal an doit être son monde, et se replie sur l’enfant, nuisiblement, toxiquement.
Voici donc où nous en sommes arrivés, dans la civilisation actuelle, avec nos enfants. Jeannette contribue froidement, sans cynisme ni ironie, à l’exposé affreux de ce que nous leur avons fait, involontairement mais inexorablement. Nous sommes tous, à des degrés divers, impliqués dans la hantise cruelle de cette susdite question ritournelle insupportable : que feraient-ils à mon enfant avant de le faire disparaître ? Les deux pédophiles sans noms mis en scène dans mon texte sont impondérables, impalpables, insaisissables. Inhumains, ils sont pourtant profondément enfouis en chacun de nous. Ils sont ce que nous ne pouvons plus éviter, ou contenir. Ils sont banalisés. Ils sont ce qui transforme l’illusoire paradis moderne de l’enfance en un insoutenable enfer. Ils sont désormais un des nombreux avatars du monde adulte que l’enfant contemporain subit, envisage, affronte, contourne ou évite. La seule différence est que cet avatar-là détruit l’enfant, le broie, le nie. Nous avons perdu quelque chose de profond, de crucial, et cette perte, c’est notre enfant qui la subit. Et ce qui lui arriverait, ce qui lui arrive, est « vu » et subi par Jeannette, sans concession.
Tout est exprimé ici du point de vue, douloureux et calme, de l’enfant. Jeannette formule et incarne tout l’abominable de cet état de fait devenu, par devers tout, banalisé. Le sentiment dominant exprimé dans la révolte de Jeannette est une immense et insondable tristesse. L’univers entier est las et triste comme une plage et un quai à la mort du jour, comme un vers de Verlaine, comme un enfant perdu quand le soir tombe dans un monde jadis ordinaire, désormais menaçant, sans concession, cruel.

La dissolution des restes du corps de Jeannette est une symphonie sauvage et lente, totalement apaisante. Elle nous fait du bien alors que nous atteignons pourtant, ici, au pic même de l’injustice : nous sommes presque à la fin du texte, les crimes sont consommés, les méchants se fondent dans l’invisible anonyme, ils ne seront jamais punis. La pluie tombe et elle efface tout. Le Pays des Broussailles, inattentif au petit éclat de cruauté qui vient d’avoir lieu, se lave. Sa langueur humide scelle toute l’affaire. Le lecteur est seul, comme un couillon, au milieu de cette immense plaine indifférente. Alors voilà : la rupture très nette qu’introduit ce moment dans le récit fait du Pays des Broussailles un nouveau personnage. J’imagine qu’il a dû vous apparaître nécessaire de lui donner à cet instant tout son caractère. Certes, vous nous l’aviez décrit un peu déjà auparavant, mais il n’était alors qu’un décor. Maintenant, voici qu’il existe par lui-même. Comment cela s’est-il passé ? Vous écriviez, et tout d’un coup les broussailles ont pris de l’ampleur, et se sont imposées. Vous souvenez-vous de ce moment dans la création ?

Il n’y a absolument aucune écriture improvisée ou automatiste dans Adultophobie. Tout était placé dès le synopsis. Le point d’orgue au Pays des Broussailles était donc, comme tout le reste, écrit avant d’être écrit, si je puis dire. La question de la disparition du corps des victimes est absolument incontournable, dans la cruauté de la gamberge se déployant ici. Pourquoi devrais-je faire mon deuil si on n’a retrouvé aucune trace de mon enfant ? La façon dont ces criminels éliminent les restes de leurs victimes est donc très précisément travaillée. C’est qu’ils ne tuent pas seulement une victime, ils tuent irrémédiablement une aptitude au deuil, chez tous ses pairs (ils emmerdent tout le monde, comme je l’ai déjà dit). L’élément aqueux joue un rôle primordial dans ces mises en situation spécifique. Le premier criminel jette les morceaux de ses victimes au large de la baie, par paquets distincts. Celles-ci sont englouties, entrent dans les profondeurs, s’y enfouissent, s’y perdent. Le second criminel pulvérise Jeannette, la malaxe avec du sable et la saupoudre dans le vaste espace du maquis du Pays des Broussailles, juste avant les pluies. Ici, la victime émiettée, pulvérisée, déshumanisée, reste à la surface des choses et se fusionne à la terre et aux feuillages de par l’élément aqueux. Pas de fosse, pas de tombe, pas de lieu de recueillement, pas de deuil permis. La lancinance se poursuit. La gamberge aussi. Il s’agit, pour ces meurtriers de roman, d’effacer leurs traces efficacement, bien sûr. Mais vous avez tout à fait raison de signaler qu’au final, la seconde disparition, celle de Jeannette, acquiert une ampleur thématique allant bien plus loin que le simple fait d’effacer les traces d’un meurtre. En mobilisant des éléments apaisants, bien présents dans notre culture universelle (retour à la terre, pluie réjuvénératrice, les chiens imaginaires de Jeannette aussi qui symbolisent la démarche futile et infinie de recherche), on permet au lecteur, qui a eu la générosité de nous suivre dans cet enfer insondable, de souffler un petit peu. On installe effectivement un apaisement et cet apaisement vise à dire une chose unique : l’exercice autocritique que vous venez de vivre n’était pas une activité sadique. La jouissance perverse décrite ici est exposée sans être endossée. Ceci n’est plaisant pour personne et ce vide est notre vide à tous. La végétation et le vaste territoire sous la pluie du point d’orgue disent toute la sérénité que l’on voudrait tant rendre à Jeannette mais que seule la paix de la mort lui a finalement fournie, lot éternel de toutes les victimes de crime et d’abus.


Paul Laurendeau : Adultophobie. ÉLP éditeur, 2011.
Nouvelle édition revue par l’auteur, 2012.
Lien vers la fiche du livre sur le site de l’éditeur.
Lien vers la zone d’achat sur Immatériel.


Bandeau de broussailles tiré de :
Inmouchar : Overlooking the Bay of Fundy.

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Un commentaire pour L’œuvre noire

  1. Chloe dit :

    Superbe revue de cette œuvre d’une beauté effroyable qui mérite notre plus haute attention. Vous avez capturé si précisément ma propre réaction émotive au calvaire de Jeannette, particulièrement cette scène de clôture qui m’a marquée d’une manière intense et permanente.

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